lundi 4 septembre 2017

Le travail c'est la santé… ou pas !

Qui dit Septembre dit "Rentrée" (même si en réalité j'ai repris le boulot depuis déjà deux semaines…) et quoi de mieux pour fêter ça qu'un article sur la place du travail dans notre vie ? Je vous donne mon point de vue, et vous, vous en pensez quoi ?

Combien d'entre nous ont ou ont eu par le passé des soucis d'ordre professionnel ? Qui n'a pas connu les insomnies, la boule dans l'estomac à l'idée de mettre un pied sur son lieu de travail. Combien frôlent ou sont carrément tombé dans le burn-out ?

(Attention prévois un truc à manger et à boire ça va être un peu long ^^)
 
Le-travail-c'est-la-santé-videtonsacsimone

Notre relation au travail

Si on réfléchit bien, on réduit notre existence au travail. Il représente notre rôle dans la société, et même notre identité puisque c'est la deuxième chose que l'on dit de soi en se présentant à un nouvel interlocuteur ("Bonjour je m'appelle Simone, je suis secrétaire et vous ?").

Quand on en a pas, pour une raison ou pour une autre, par choix ou indépendamment de notre volonté, on se sent dévalorisé par rapport aux autres,  on le vit mal, parce que c'est comme si on n'existait pas aux yeux de la société. Alors qu'on pourrait profiter de ce temps pour justement faire toutes les choses qu'on se plaint de ne jamais pouvoir faire quand on croule sous les obligations quotidiennes (saviez-vous qu'aux Etats-Unis, ils ont un mot pour ça : le funemployment. Je vous laisse allez voir cet article ou encore celui-ci si vous désirez en savoir plus).

Car oui, quand on a la chance d'avoir un travail, on court après le temps. On doit jongler entre la vie professionnelle et personnelle, les courses, le ménage et les loisirs. En plus, ce travail, il ne nous plait pas forcément (D'après un sondage réalisé en 2015, plus de 9 Français sur 10 songent à changer d'emploi). C'est peut être "juste" un job alimentaire, ou alors on s'est rendu compte que la réalité du métier au quotidien ne nous plaît pas, on peut avoir des conflits avec ses supérieurs et/ou collègues, trop de pression… entrainant des conséquences sur notre santé, notre humeur, et donc sur notre sphère privée.


A la recherche de la nouvelle star ma vocation


J'ai longtemps cherché ce pourquoi j'étais faite, ce que je voulais faire de ma vie, quel métier j'avais envie d'exercer bref, quelle était ma vocation. Et je n'ai jamais réussi à trouver. Alors régulièrement revenaient les mêmes remises en question, les mêmes envies de reconversion sans déboucher sur aucune vraie révélation. Je ne me sentais pas à ma place, qu'elle pouvait bien être MA voie ? En plus de ça, je me sentais "à part", en décalé par rapport à ceux qui savent précisément ce qu'ils veulent faire.

Petite, à la question "qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grande ?" je répondais "maîtresse", puis "prof d'anglais". J'adorais vraiment l'anglais. Mais le système des études m'a vite fait déchanté. La Fac et les cours magistraux ne me convenaient pas du tout. Moi il me fallait du concret. Les seuls cours que j'adorais c'étaient ceux avec les intervenants anglais/espagnols avec qui on discutait vraiment dans la langue. Un cours vivant quoi. Bref je me suis réorientée dans une autre branche, où là, on t'apprend à utiliser les langues concrètement pour travailler avec, pas pour les analyser et les décortiquer. Sauf que les matières que j'étudiais me plaisaient beaucoup, mais après ?

Après tu te rends compte que ce n'est pas si facile de trouver un boulot qui te plait. Qu'entre ce qu'on t'apprend et la réalité il y a un fossé énorme. Je me disais que si je ne trouvais pas c'est que ce n'était pas ce que je devais faire. Oui mais que dois-je faire alors ?

Et quand j'ai enfin réussi à trouver un boulot, où il n'y a ni anglais ni espagnol, mais où on m'a gardée en CDI, j'ai réalisé que mon travail était loin d'être la chose qui me rendait la plus heureuse dans la vie.  Au début c'est génial, c'est nouveau, j'ai appris plein de nouvelles choses ! Et puis j'ai vite eu fait le tour du poste. La routine s'est installée. Et l'ennui a fait remonter à la surface toutes les questions existentielles.

Zut alors, pendant tout le début de notre vie, on nous parle de notre "futur" travail, notre futur "rôle dans la vie" (oui parce que la vie au travail c'est un peu comme une pièce de théâtre, tu ne trouves pas ? Tiens ça me rappelle Les Caractères de La Bruyère #TesLittéraireOuTuLesPas) On demande aux enfants ce qu'ils veulent faire plus tard, on les encourage à bien travailler pour avoir un travail qui leur plaît quand ils seront grands #BandeDeMenteurs #SiTuCroisPasCelleLàJeTenRaconteraiUneAutre Tout ça pour ça ? Ne devrait-on pas plutôt dire aux enfants "tu apprends pour grandir du mieux possible, te construire, découvrir et comprendre le monde" ?

« Quand je suis allé à l'école, ils m'ont demandé ce que je voulais être quand je serai grand. J'ai répondu : " Heureux ". Ils m'ont dit que je n'avais pas compris la question, j'ai répondu qu'ils n'avaient pas compris la vie. »
JOHN LENNON
La Révélation

Donc là encore, grosse remise en question. Je me dis que j'ai dû louper quelque chose, quelque part. Prendre la mauvaise route à un moment donné. Vite faire demi-tour au prochain rond-point pour retrouver le bon chemin. Pour trouver véritablement ma place et me sentir mieux. Me lever le matin pleine d'entrain avec l'envie d'aller travailler, parce que c'est un travail que j'aime faire et qui me motive (le rêve de tout le monde non ?).

J'ai cherché, cherché encore et encore. Je me suis retourné les méninges à m'en arracher les cheveux. Et à me créer des insomnies.

J'ai exploré de nombreuses pistes, mais elles ne me satisfaisaient pas totalement. Je n'avais pas envie de m'enfermer, de me restreindre à un seul domaine. J'ai cru avoir trouvé une fois. J'ai commencé à préparer le concours de professeur des écoles. Il était temps de retrouver mes rêves de petite fille. Oui mais. Au bout de quelques mois, j'ai craqué. Non, ce n'était pas pour moi. Je n'adhérais pas à tout ce que l'Education Nationale imposait, je ne me voyais pas sacrifier mes loisirs pour consacrer tout mon temps libre à ça.

C'est là que j'ai eu ma révélation : je n'arrive pas à choisir une voie car je ne veux pas que ma vie se résume à mon boulot. Ma vie c'est de profiter de la vie justement. D'être moi dans toutes les dimensions, sous toutes mes facettes et ne pas me réduire qu'à un aspect. Mon travail est là pour me permettre tout ça. C'est un peu "travailler pour vivre ou vivre pour travailler". Bah voilà j'ai trouvé mon camp. Travailler pour n'est pas une fin pour moi, c'est seulement un moyen. De payer mes factures, aller au ciné, au resto, lire, créer, photographier, écrire, écouter une belle musique, m'émerveiller devant les couleurs du ciel. Je veux que ma vie soit remplie de ça et bien d'autres choses encore ! Peu importe le travail que je fais, pour moi ça reste secondaire. Tant que le principal est là.

Alors adieu le "Bonjour je m'appelle Simone, je suis secrétaire". Je n'ai jamais aimé cette formule et maintenant je comprends mieux pourquoi. Mon travail n'est clairement pas ce qui me définit le mieux, ce qui me représente le plus. Ça ne dit rien sur qui je suis, mon caractère, ma personnalité. Quand on me demande ce que je fais dans la vie, je préfère de loin répondre "Un tas de choses !" J'écris, je lis, je fais de la photo, de la peinture, du yoga, je voyage…

J'ai compris que trouver un sens à sa vie ne se résume pas forcément à la sphère professionnelle. Et ça m'a enlevé un poids énorme ! Depuis, les problèmes que je peux rencontrer au boulot ont beaucoup moins de prise sur moi. Parce que ça n’est pas ça qui compte le plus. Je me lève le matin détendue, légère et positive, sans grogner parce qu'il faut encore aller travailler. Parce que je sais pourquoi je le fait, pourquoi je suis là. J'ai arrêté de me torturer les méninges en retournant le problème dans tous les sens, et ça libère l'esprit ! Toute cette énergie gâchée, je l'utilise maintenant dans les activités et les projets qui me tiennent à cœur.

Je ne me pose plus jamais la question de savoir pour quel travail je suis faite. Parce que finalement ce n'est ça pas la bonne question à se poser

La bonne question c'est plutôt "de quoi veux-tu que ta vie soit remplie ?"
  
Alors à vos claviers =)


signature-videtonsacsimone

2 commentaires:

  1. Ouah tres bel article!! Tu as raison,ce n'est pas le travail qui nous définit, ceux sont nos passions, nos envies, nos rêves, nos amis, nos amours, notre famille, tous les petits moments de bonheur que nous offre la vie, ceux sont toutes ces choses qui nous définissent vraiment!

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    1. Tout à fait ! Il faut se concentrer sur l'essentiel =)

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